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Les Lauréats
Téléchargez ici le palmarès complet du Concours Reine Elisabeth, de 1937 à 2018.
Personnalités
624 items | 63 Pages | Page
Lauréat non-classé
VIOLON 2012
Après avoir étudié dans son pays d’origine puis au Conservatorio G.F. Ghedini de Cuneo (Italie), Ermir Abeshi poursuit sa formation auprès de Salvatore Accardo à l’Accademia Walter Stauffer de Cremone, puis au New England Conservatory de Boston, auprès de Malcolm Lowe, et enfin à l'Accademia di Musica de Pinerolo, avec Dora Schwarzberg. Konzertmeister de l’Orchestre du Conservatoire de Cuneo, de 2001 à 2005, il a donné une série de concerts en Europe. Il s’est également produit en récital en solo ou en musique de chambre, en Italie, en Republique tcheque, en Allemagne et à Boston. En 2004, il fait ses débuts en tant que soliste avec le Ghedini Symphony Orchestra. Il a aussi joué avec le New England Conservatory Chamber Orchestra et le Philharmonique de Bacau (Roumanie).
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Sixième prix
VIOLON 1993
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Premier prix - Grand prix international Reine Elisabeth
COMPOSITION 1960
Compositeur, pédagogue et critique, Jean Absil était membre de l’Académie royale de Belgique. Son premier contact avec la musique se fait par l’apprentissage du bugle. Plus tard, il se hisse sur le banc de l’orgue à la basilique de Bonsecours, dont son père, François, est sacristain, et où il devient l’élève d’Alphonse Oeyen, lui-même élève d’Edgar Tinel. Il entre ensuite à l’Ecole Saint-Grégoire à Tournai. En 1913, on le retrouve au Conservatoire de Bruxelles où, malgré la recommandation de Louis De Looze, directeur de la Société de Musique de Tournai, mais vu qu’il a presque vingt ans, il est d’abord refusé par le directeur Léon Du Bois. C’est grâce à l’intervention de Mgr Ladeuze, recteur de l’Université catholique de Louvain, qu’il est accepté dans la classe d’orgue d’Alphonse Desmet et suit les leçons d’harmonie pratique d’Edouard Samuel. Malgré la difficile période de la guerre, pendant laquelle il se voit forcé de subvenir à ses besoins, Jean Absil obtient en 1916 des premiers prix d’orgue et d’harmonie écrite (dans la classe de Martin Lunssen), suivis un an plus tard des prix de contrepoint et fugue avec Léon Du Bois. Ce brillant prix de fugue remporté d’emblée après quelques mois d’études ne le satisfait pas, mais Du Bois refuse de laisser le jeune homme se perfectionner dans ce domaine. Se tournant délibérément vers la composition, Jean Absil rencontre Paul Gilson en 1920 et suit avec ce dernier des cours de composition et d’orchestration. Sa première symphonie, d’allure encore quelque peu scolaire, est couronnée par le Prix Agniez tandis que sa cantate La guerre lui vaut un second Prix de Rome (1921), ce qui lui ouvre les portes du professionnalisme et subsidiairement celles de la direction de l’Académie de Musique d’Etterbeek qui aujourd’hui porte son nom. En 1930, Jean Absil est appelé à enseigner l’harmonie au Conservatoire royal de Bruxelles, puis en 1939 la fugue. Il a ainsi l’occasion de former l’élite musicale du lendemain : parmi ses étudiants, on remarque entre autres de futurs directeurs de conservatoires, des compositeurs, des concertistes et des pédagogues comme Sylvain Vouillemin, Camille Schmit, Marcel Quinet, Henri Pousseur, Jacques Leduc, Arthur Grumiaux, Carlo Van Neste, Jenny Solheid, Jean-Claude Baertsoen, Max Vandermaesbrugge. Il espérait à juste titre une fin de carrière comme directeur du Conservatoire et sa déception fut grande lorsque, pour des raisons probables d’alternance linguistique, Marcel Poot fut nommé à la tête de l’établissement. Il ne deviendrait donc pas professeur «officiel» de composition, mais nombre de jeunes compositeurs le prirent comme mentor en allant le consulter dans son studio du 22, avenue du 11 Novembre à Etterbeek. On retrouve donc sous sa houlette privée des compositeurs, dont certains avaient déjà pu se forger une opinion de ses capacités d’enseignant au Conservatoire. Citons Marcel Quinet, Jacques Leduc, Paul-Baudouin Michel, Victor Legley, Jan Decadt ou Richard de Guide qui rédigera en 1965 une monographie consacrée au compositeur. Celle-ci le définit en tant que professeur : Absil ne correspond aucunement à la figure romantique d’artiste sentimental, mais laisse transparaitre une sensibilité raffinée, une intransigeance absolue vis-à-vis des prérequis théoriques de l’écriture et une «redoutable intégrité». Parallèlement à l’enseignement, Jean Absil suit de près l’évolution de la musique contemporaine : il côtoie Paul Collaer et le Quatuor Pro Arte. Après l’obtention du Prix Rubens en 1934, il fait un séjour à Paris où il rencontre ses homologues français, notamment Florent Schmitt, et surtout le compositeur Pierre Octave Ferroud qui le pousse à fonder, à l’image du groupe parisien Le Titron, une société de jeunes compositeurs. Nouvel avatar aquatique, La Sirène, regroupe ainsi outre Absil de jeunes compositeurs comme Pierre Chevreuille, Marcel Poot ou André Souris. Les préoccupations du compositeur sont également d’ordre critique et esthétique. Il rédige et publie en 1937 une brochure intitulée Les postulats de la musique contemporaine, que Darius Milhaud honore d’une préface. (...) En 1938 il obtient le prix de composition pour le premier Concours Ysaÿe de piano, où son concerto, soutenu par l’interprétation d’Emil Guilels, remporte un véritable triomphe. Cette même année, il fonde, avec Stanilas Dotremont et Charles Leirens, La revue internationale de musique (RIM). Les contacts internationaux de ses collaborateurs et sa réputation grandissante à l’étranger font de cette initiative une entreprise appuyée par des personnalités internationales tels Daniel-Rops, Le Corbusier, André Maurois ou Marcel Dupré. Jean Absil y ouvre une section de «Documentation critique» dans laquelle on trouve l’analyse des œuvres nouvelles, une revue des livres et une revue des revues. (...) La plume critique d’Absil ressuscite dès 1955, dans le Bulletin de la Classe des Beaux-Arts de l’Académie royale de Belgique qui l’accueille en tant que correspondant. Il y dénonce les anachronismes du Prix de Rome (1959), écrit les éloges d’académiciens disparus (1962, Raymond Moulaert; 1965, Joseph Ryelandt) et un article particulièrement intéressant sur Paul Hindemith (1964), qui avait été élu membre associé de l’Académie en 1956. La personne d’Hindemith est mise en valeur tant sur le plan théorique qu’esthétique et Jean Absil souligne les qualités du compositeur de Gebrauchsmusik qui met la musique savante dans les mains des amateurs, rôle qu’ill endossera avec ses chœurs pour enfants ou ses pièces dédiées à la pratique en académies de musique. Entre-temps, il est devenu membre de l’Académie (1962). Il en devient président tout en dirigeant la Classe des Beaux-Arts (1968), ce qui traditionnellement lui permet d’écrire un discours qu’il consacre à l’humour en musique. Au plan compositionnel, Jean Absil lit et analyse la musique de ses contemporains et tout en tenant compte des différents courants, mais sans en adopter aucun de manière systématique, se crée petit à petit un style personnel. Dans son poème symphonique La mort de Tintagiles (op. 3, 1923-1926), d’après Maeterlinck, Absil utilise à la fois la polytonalité et l’atonalité, et fait usage du leitmotiv, technique qu’il abandonne par la suite. Sa Rhapsodie flamande (op. 4, 1928) fait hommage à l’enseignement de Gilson. Son Quatuor à cordes n° 1 (op. 5, 1929) marque un tournant dans son œuvre. Au contact de la musique de Schoenberg (particulièrement de son Pierrot lunaire), de Stravinsky, de Milhaud ou d’Hindemith, pour n’en citer que quelques-uns, l’écriture d’Absil se libère du joug de la scolastique et sa production devient plus originale. Il se met à élaguer le superflu, se libère du foisonnement orchestral - héritage de l’enseignement slavophile de Gilson - pour se soumettre à l’écriture exigeante de la musique de chambre. Ainsi, de 1929 à 1937, il n’écrit que peu d’œuvres orchestrales. Citons cependant son Concerto pour violon et orchestre n° 1 (op. 11, 1933) et sa Symphonie n° 2 (op. 26, 1936). Son écriture favorise l’autonomie des différentes voix, en leur donnant des cellules à déployer, tournant autour de quelques notes «polaires» qui ponctuent ce que l’on peut appeler le mode mélodique, tenant compte plus de l’aspect horizontal qu’harmonique. Ces cellules bourgeonnent spontanément dans une écriture contrapuntique. (...) Sur le plan rythmique, le goût objectif, positiviste d’Absil ne l’autorise pas à écrire «flou». Sa musique révèle une grande invention rythmique déjà présente dans son Trio à cordes. Les changements métriques ne manquent pas, mais il faut remarquer que les mesures à sept ou onze temps ne donnent pas une impression d’arythmie car elles s’adaptent parfaitement aux contours du phrasé. Cette métrique particulière est présente dans certaines musiques populaires dont il s’inspire. Pensons aux diverses pièces relevant des traditions roumaines, bulgares, brésiliennes ou chinoises. Notons au passage que le folklore lui fait souvent adopter la forme rhapsodique : Rhapsodie flamande (op. 4, 1928), Rhapsodie roumaine (op. 56, 1943), Rhapsodie brésilienne (op. 81, 1953), Rhapsodie bulgare (op. 104, 1960). La diversité rythmique est obtenue entre autres en juxtaposant des cellules paires et impaires qui impriment d’intéressants contrastes à sa musique. Sur le plan structurel, Jean Absil reste classique, mais il se tourne fréquemment vers les formes qui ont précédé la sonate, celle-ci convenant moins bien au style contrapuntique et aux motifs mélodiques qu’il affectionne. Il s’oriente volontiers vers l’aria, la gigue, la chacone, la passacaille, la suite ou encore les variations. L’esprit de la variation imprègne toute la facture de son second quatuor à cordes. On retrouve ce monothématisme dans la pratique de l’ostinato dans sa mélodie L’infidèle sur texte de Maeterlinck (op. 12, 1933). (...) Signalons encore la Fantaisie concertante pour violon, op. 99, qui, proposée en 1959 au concours de composition du Concours Reine Elisabeth, remporte le prix à l’unanimité. Pour terminer, dans un domaine allant des œuvres pédagogiques au répertoire de concert, Jean Absil se tourne vers les nouveaux instruments enseignés dans les établissements belges. C’est le cas de la guitare. On trouve son intérêt pour la guitare dans le choix des textes de ses premières mélodies : Guitare (Paul Brohée) et Autre Guitare (Victor Hugo). Pour aborder la technique complexe de cet instrument, il se fait conseiller par Nicolas Alfonso qui enseigne dès la fin des années cinquante, d’abord en Académies puis au Conservatoire royal de Bruxelles. Dans les nombreuses œuvres qu’Absil consacre à la guitare, on retrouve les caractéristiques formelles qui sont les siennes, mais avec un langage moins novateur qu’auparavant : Suite (op. 114, 1963), Pièces caractéristiques (op. 123, 1964), Sur un paravent chinois (op. 147, 1970), Petit bestiaire (op. 151, 1970)... De l’œuvre d’Absil se dégage une impression de sobriété, un intellectualisme sans cérébralité, une rigueur de l’écriture, une parfaite connaissance des courants modernistes et l’emploi du matériau dodécaphonique, mais son écriture relève plus, comme il aimait à le revendiquer, d’un classicisme libertaire.
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Premier prix - Grand prix international Reine Elisabeth
PIANO 1972
Valery Afanassiev was born in Moscow in 1946. He studied piano at the Moscow Conservatory with Emil Gilels and Yakov Zak. His international career took off in 1970 when he won the Queen Elisabeth Piano Competition. After completing a concert tour in Belgium he decided to leave his native country to seek political asylum in the West, becoming a Belgian citizen. His reputation as an artist extends his exceptional achievement as a pianist: he has written many novels as well as plays, inspired by Mussorgsky's piano cycle, Pictures at an Exhibition and Robert Schumann's Kreisleriana. Apart from this, he wrote the accompanying texts to his CD's with music from Bach, Beethoven, Brahms, Schumann, Mussorgsky and Chopin. Valery Afanassiev is also a very active chamber musician who performs with artists such as Gidon Kremer and Misha Maisky. He is a man of extraordinary culture, a wine expert and a dedicated collector and connoisseur of antiques. Recently, he started exploring his ambitions as a conductor and is trying to reconstruct the inimitable characteristic of the unique performances of Wilhelm Furtwängler, Willem Mengelberg, Otto Klemperer, Bruno Walter and Hans Knappertsbusch.
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Huitième prix
PIANO 1960
Jouri Airapetian was born in Yerevan, Armenia. From 1941 to 1951 he studied at the Yerevan School of Music, in the class of R.K.Andriasyan. He continued his studies at the Yerevan State Conservatory. In 1956 he graduated from the Moscow State Conservatory (Y.V.Flier's class) with excellence, and in 1960 he did his graduate program in the same professor's class. Jouri Airapetian started teaching in 1961. He has been an Associate Professor since 1973 and has been teaching at the Yerevan State Conservatory since 1978. He was the Dean of its piano faculty from 1977 to 1994. In 1979 he received an academic degree of a Professor. Since 1960 he has maintained close creative relations with the Moscow State Conservatory. He headed the State Examinations Commission at the Moscow Conservatory from 1987 to 1992. Since 1985 Jouri Airapetian has taught master classes in cities across Russia and other countries such as France, Yugoslavia and South Korea. In 2004 he was awarded a Movses Khorenatsi Medal (RA) for his achievements in performing and for his teaching activities. He is a winner of the Fifth World Festival of Youth and Students in Warsaw (the 2nd Prize, 1955) and such international competitions as Franz Liszt (the 4th prize, 1956) and Queen Elisabeth (1960). Since 1982 Jouri Airapetian has been a jury member of a number of international competitions held in Moscow, St Petersburg, Bucharest, as well as cities in Latvia and other countries.
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Cinquième prix
CHANT 2000
Lubana Al Quntar pursued higher education in Damascus, where her first teacher was Galina Khaldiave. During her studies in Maastricht and London, she went on tour in the United States, performing Dido in the first open-air performance of Dido and Aeneas. She then joined the Royal College of Music in London, where for a year she continued her training under Kenneth William and Graziella Sciutti before taking up studies with Claude Miloni in France. Since winning fourth prize at the International Singing Competition of Belgrade, she is invited to give concerts in Belgrade, Greece, Lebanon and Syrie. Currently she is the head of the Voice & Choral Department in the High Institute of Music in Damascus.
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Lauréat non-classé
CHANT 2018
Germán Enrique Alcántara commence ses études à l’École supérieure de musique de Posadas à Misiones. Il poursuit ensuite sa formation en chant et en direction de choeur à l’Université Nationale de Cuyo, dans les classes de Silvia Nasiff et Ricardo Portillo. En 2014, il part étudier à la Maitrise de Notre-Dame de Paris, auprès de Rosa Dominguez, puis à l’École Supérieure de Musique Reina Sofía. Il est lauréat du Concurso Bach Joven au Paraguay, du Concurso para Jóvenes Estudiantes de Canto Lirico, du Concours Lyrique International Ad Alta Voce et du Concurso de Zarzuela de Valleseco. Germán E. Alcántara s’est notamment produit à la Philharmonie de Paris, au Rheingau Musik Festival, au Festival Escales Lyriques et à l’opéra de Metz. En tant que choriste, il chante dans le choeur de l’Université de Mendoza, le choeur de l’Opéra du Teatro Colón, le Chorakademie Lübeck et le Coro Academia Teatro del Lago.
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Troisième prix
PIANO 1972
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Deuxième prix
PIANO 1978
Gregory Allen, Professor of Piano at the Butler School of Music, was the Grand Prize winner of the 1980 Arthur Rubinstein International Piano Competition in Tel Aviv, won the second prize at the 1978 Queen Elisabeth Competition, and received top honors in the Los Angeles Young Musicians Foundation, the Gina Bachauer, and the Washington International Competitions. He has appeared with the New York, Los Angeles, and Israel Philharmonics, as well as orchestras in San Francisco, San Diego, Baltimore, Houston, Austin, and San Antonio. Major teachers include John Perry, Jerome Lowenthal, and Leon Fleisher.
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Douzième prix
PIANO 1960
Kenneth Amada commence l'étude du piano à l'âge de trois ans, et joue son premier long récital à l'âge de cinq ans. Diplômé de l'Université Rutgers à dix-neuf ans, il donne son premier récital à New York la même année. Il étudie avec Moriz (ou "Maurycy") Rosenthal. Kenneth Amada a fait plusieurs centaines d'apparitions à travers le monde à la radio, à la télévision, en récital et comme soliste avec des orchestres symphoniques. Ses partenariats incluent l'Orchestre de Philadelphie sous la direction d'Eugène Ormandy et d'Arthur Fiedler, le Symphony of the Air avec Alfred Wallenstein et Milton Katims, le Detroit Symphony, le National Symphony, le Baltimore Symphony, l'Orchestre National de Belgique, et l'orchestre philharmonique de Varsovie. Il a effectué sept tournées internationales, dans tous les grands pays européens et l'ancienne Union soviétique. Il a été lauréat de nombreux concours internationaux, dont le Concours Reine Elisabeth et le Concours Leventritt. Kenneth Amada a également reçu de nombreux autres honneurs, comme le Prix Harriet Cohen International de Piano, ainsi que des subventions pour ses tournées, accordées par la Fondation Rockefeller et le Bureau international de l'éducation dans le but de présenter des artistes exceptionnels américains à un public international. En 1967, Kenneth Amada est nommé à la faculté de l'Université de l'Iowa School of Music, et deviendra quelques années plus tard le président du département de piano. Il est maintenant professeur émérite.
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