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Les Membres du jury
Téléchargez ici le palmarès complet du Concours Reine Elisabeth, de 1937 à 2019.
Personnalités
469 items | 47 Pages | Page
Membre du jury
Compositeur, pédagogue et critique, Jean Absil était membre de l’Académie royale de Belgique. Son premier contact avec la musique se fait par l’apprentissage du bugle. Plus tard, il se hisse sur le banc de l’orgue à la basilique de Bonsecours, dont son père, François, est sacristain, et où il devient l’élève d’Alphonse Oeyen, lui-même élève d’Edgar Tinel. Il entre ensuite à l’Ecole Saint-Grégoire à Tournai. En 1913, on le retrouve au Conservatoire de Bruxelles où, malgré la recommandation de Louis De Looze, directeur de la Société de Musique de Tournai, mais vu qu’il a presque vingt ans, il est d’abord refusé par le directeur Léon Du Bois. C’est grâce à l’intervention de Mgr Ladeuze, recteur de l’Université catholique de Louvain, qu’il est accepté dans la classe d’orgue d’Alphonse Desmet et suit les leçons d’harmonie pratique d’Edouard Samuel. Malgré la difficile période de la guerre, pendant laquelle il se voit forcé de subvenir à ses besoins, Jean Absil obtient en 1916 des premiers prix d’orgue et d’harmonie écrite (dans la classe de Martin Lunssen), suivis un an plus tard des prix de contrepoint et fugue avec Léon Du Bois. Ce brillant prix de fugue remporté d’emblée après quelques mois d’études ne le satisfait pas, mais Du Bois refuse de laisser le jeune homme se perfectionner dans ce domaine. Se tournant délibérément vers la composition, Jean Absil rencontre Paul Gilson en 1920 et suit avec ce dernier des cours de composition et d’orchestration. Sa première symphonie, d’allure encore quelque peu scolaire, est couronnée par le Prix Agniez tandis que sa cantate La guerre lui vaut un second Prix de Rome (1921), ce qui lui ouvre les portes du professionnalisme et subsidiairement celles de la direction de l’Académie de Musique d’Etterbeek qui aujourd’hui porte son nom. En 1930, Jean Absil est appelé à enseigner l’harmonie au Conservatoire royal de Bruxelles, puis en 1939 la fugue. Il a ainsi l’occasion de former l’élite musicale du lendemain : parmi ses étudiants, on remarque entre autres de futurs directeurs de conservatoires, des compositeurs, des concertistes et des pédagogues comme Sylvain Vouillemin, Camille Schmit, Marcel Quinet, Henri Pousseur, Jacques Leduc, Arthur Grumiaux, Carlo Van Neste, Jenny Solheid, Jean-Claude Baertsoen, Max Vandermaesbrugge. Il espérait à juste titre une fin de carrière comme directeur du Conservatoire et sa déception fut grande lorsque, pour des raisons probables d’alternance linguistique, Marcel Poot fut nommé à la tête de l’établissement. Il ne deviendrait donc pas professeur «officiel» de composition, mais nombre de jeunes compositeurs le prirent comme mentor en allant le consulter dans son studio du 22, avenue du 11 Novembre à Etterbeek. On retrouve donc sous sa houlette privée des compositeurs, dont certains avaient déjà pu se forger une opinion de ses capacités d’enseignant au Conservatoire. Citons Marcel Quinet, Jacques Leduc, Paul-Baudouin Michel, Victor Legley, Jan Decadt ou Richard de Guide qui rédigera en 1965 une monographie consacrée au compositeur. Celle-ci le définit en tant que professeur : Absil ne correspond aucunement à la figure romantique d’artiste sentimental, mais laisse transparaitre une sensibilité raffinée, une intransigeance absolue vis-à-vis des prérequis théoriques de l’écriture et une «redoutable intégrité». Parallèlement à l’enseignement, Jean Absil suit de près l’évolution de la musique contemporaine : il côtoie Paul Collaer et le Quatuor Pro Arte. Après l’obtention du Prix Rubens en 1934, il fait un séjour à Paris où il rencontre ses homologues français, notamment Florent Schmitt, et surtout le compositeur Pierre Octave Ferroud qui le pousse à fonder, à l’image du groupe parisien Le Titron, une société de jeunes compositeurs. Nouvel avatar aquatique, La Sirène, regroupe ainsi outre Absil de jeunes compositeurs comme Pierre Chevreuille, Marcel Poot ou André Souris. Les préoccupations du compositeur sont également d’ordre critique et esthétique. Il rédige et publie en 1937 une brochure intitulée Les postulats de la musique contemporaine, que Darius Milhaud honore d’une préface. (...) En 1938 il obtient le prix de composition pour le premier Concours Ysaÿe de piano, où son concerto, soutenu par l’interprétation d’Emil Guilels, remporte un véritable triomphe. Cette même année, il fonde, avec Stanilas Dotremont et Charles Leirens, La revue internationale de musique (RIM). Les contacts internationaux de ses collaborateurs et sa réputation grandissante à l’étranger font de cette initiative une entreprise appuyée par des personnalités internationales tels Daniel-Rops, Le Corbusier, André Maurois ou Marcel Dupré. Jean Absil y ouvre une section de «Documentation critique» dans laquelle on trouve l’analyse des œuvres nouvelles, une revue des livres et une revue des revues. (...) La plume critique d’Absil ressuscite dès 1955, dans le Bulletin de la Classe des Beaux-Arts de l’Académie royale de Belgique qui l’accueille en tant que correspondant. Il y dénonce les anachronismes du Prix de Rome (1959), écrit les éloges d’académiciens disparus (1962, Raymond Moulaert; 1965, Joseph Ryelandt) et un article particulièrement intéressant sur Paul Hindemith (1964), qui avait été élu membre associé de l’Académie en 1956. La personne d’Hindemith est mise en valeur tant sur le plan théorique qu’esthétique et Jean Absil souligne les qualités du compositeur de Gebrauchsmusik qui met la musique savante dans les mains des amateurs, rôle qu’ill endossera avec ses chœurs pour enfants ou ses pièces dédiées à la pratique en académies de musique. Entre-temps, il est devenu membre de l’Académie (1962). Il en devient président tout en dirigeant la Classe des Beaux-Arts (1968), ce qui traditionnellement lui permet d’écrire un discours qu’il consacre à l’humour en musique. Au plan compositionnel, Jean Absil lit et analyse la musique de ses contemporains et tout en tenant compte des différents courants, mais sans en adopter aucun de manière systématique, se crée petit à petit un style personnel. Dans son poème symphonique La mort de Tintagiles (op. 3, 1923-1926), d’après Maeterlinck, Absil utilise à la fois la polytonalité et l’atonalité, et fait usage du leitmotiv, technique qu’il abandonne par la suite. Sa Rhapsodie flamande (op. 4, 1928) fait hommage à l’enseignement de Gilson. Son Quatuor à cordes n° 1 (op. 5, 1929) marque un tournant dans son œuvre. Au contact de la musique de Schoenberg (particulièrement de son Pierrot lunaire), de Stravinsky, de Milhaud ou d’Hindemith, pour n’en citer que quelques-uns, l’écriture d’Absil se libère du joug de la scolastique et sa production devient plus originale. Il se met à élaguer le superflu, se libère du foisonnement orchestral - héritage de l’enseignement slavophile de Gilson - pour se soumettre à l’écriture exigeante de la musique de chambre. Ainsi, de 1929 à 1937, il n’écrit que peu d’œuvres orchestrales. Citons cependant son Concerto pour violon et orchestre n° 1 (op. 11, 1933) et sa Symphonie n° 2 (op. 26, 1936). Son écriture favorise l’autonomie des différentes voix, en leur donnant des cellules à déployer, tournant autour de quelques notes «polaires» qui ponctuent ce que l’on peut appeler le mode mélodique, tenant compte plus de l’aspect horizontal qu’harmonique. Ces cellules bourgeonnent spontanément dans une écriture contrapuntique. (...) Sur le plan rythmique, le goût objectif, positiviste d’Absil ne l’autorise pas à écrire «flou». Sa musique révèle une grande invention rythmique déjà présente dans son Trio à cordes. Les changements métriques ne manquent pas, mais il faut remarquer que les mesures à sept ou onze temps ne donnent pas une impression d’arythmie car elles s’adaptent parfaitement aux contours du phrasé. Cette métrique particulière est présente dans certaines musiques populaires dont il s’inspire. Pensons aux diverses pièces relevant des traditions roumaines, bulgares, brésiliennes ou chinoises. Notons au passage que le folklore lui fait souvent adopter la forme rhapsodique : Rhapsodie flamande (op. 4, 1928), Rhapsodie roumaine (op. 56, 1943), Rhapsodie brésilienne (op. 81, 1953), Rhapsodie bulgare (op. 104, 1960). La diversité rythmique est obtenue entre autres en juxtaposant des cellules paires et impaires qui impriment d’intéressants contrastes à sa musique. Sur le plan structurel, Jean Absil reste classique, mais il se tourne fréquemment vers les formes qui ont précédé la sonate, celle-ci convenant moins bien au style contrapuntique et aux motifs mélodiques qu’il affectionne. Il s’oriente volontiers vers l’aria, la gigue, la chacone, la passacaille, la suite ou encore les variations. L’esprit de la variation imprègne toute la facture de son second quatuor à cordes. On retrouve ce monothématisme dans la pratique de l’ostinato dans sa mélodie L’infidèle sur texte de Maeterlinck (op. 12, 1933). (...) Signalons encore la Fantaisie concertante pour violon, op. 99, qui, proposée en 1959 au concours de composition du Concours Reine Elisabeth, remporte le prix à l’unanimité. Pour terminer, dans un domaine allant des œuvres pédagogiques au répertoire de concert, Jean Absil se tourne vers les nouveaux instruments enseignés dans les établissements belges. C’est le cas de la guitare. On trouve son intérêt pour la guitare dans le choix des textes de ses premières mélodies : Guitare (Paul Brohée) et Autre Guitare (Victor Hugo). Pour aborder la technique complexe de cet instrument, il se fait conseiller par Nicolas Alfonso qui enseigne dès la fin des années cinquante, d’abord en Académies puis au Conservatoire royal de Bruxelles. Dans les nombreuses œuvres qu’Absil consacre à la guitare, on retrouve les caractéristiques formelles qui sont les siennes, mais avec un langage moins novateur qu’auparavant : Suite (op. 114, 1963), Pièces caractéristiques (op. 123, 1964), Sur un paravent chinois (op. 147, 1970), Petit bestiaire (op. 151, 1970)... De l’œuvre d’Absil se dégage une impression de sobriété, un intellectualisme sans cérébralité, une rigueur de l’écriture, une parfaite connaissance des courants modernistes et l’emploi du matériau dodécaphonique, mais son écriture relève plus, comme il aimait à le revendiquer, d’un classicisme libertaire.
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Necil Kâzım Akses était un membre du groupe turc « The Turkish Five », pionnier et fondateur de la génération des compositeurs de musique contemporaine turque. Il commence à jouer du violon lorsqu'il était à l'école primaire et à l'âge de quatorze ans il entame des études de violoncelle. Ses professeurs sont Mesud Cemil et Sezai Asal. Dans les dernières années de ses études au Lycée İstanbul, il suit des cours d'harmonie au Conservatoire Municipal d'Istanbul avec Cemal Resid Rey, qui devait devenir par la suite le doyen du groupe « The Turkish Five ». Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires en 1926, il est envoyé par ses parents à Vienne pour étudier la musique. Dans l'Académie de musique de Vienne, il devient l'élève de Joseph Marx en composition, et de Walther Kleinecke en violoncelle. Un an plus tard, il obtient une bourse offerte par le gouvernement turc. Il obtient son diplôme de fin d'études dans cette Académie, et poursuit sa formation musicale au Conservatoire national de Prague, où il obtient ses diplômes d'études supérieures. Au Conservatoire de Prague, des maîtres tels que Josef Suk et Alois Haba sont ses professeurs. Necil Kâzim Akses rentre en Turquie en 1934. La même année, il est nommé professeur et directeur adjoint à l'École des instructeurs de Musique d'Ankara. Au cours des deux années suivantes, il aide le compositeur allemand Paul Hindemith, invité en Turquie par le ministère de l'Éducation, pour la création du Conservatoire d'État d'Ankara. En 1636, il est nommé professeur de composition dans cette institution nouvellement créée. La même année, il rejoint une expédition de recherche effectuée à Osmaniye, un bourg d'Adana, avec Bela Bartok, Adnan Saygun et Ulvi Cemal Erkin. Tout au long de sa carrière, il offre aussi ses services en tant qu'administrateur pour certaines grandes institutions culturelles et artistiques en Turquie: en 1948, il est nommé directeur du Conservatoire, et devient le directeur général des Beaux-Arts du Ministère de l'Education nationale en 1949. Il travaillera aussi en tant qu'attaché culturel à Berne en 1954 et à Bonn entre 1955 et 1957. Entre 1958-1960, il est directeur général de L'Opéra et du Ballet nationaux de Turquie. En 1971, il occupe ce même poste à nouveau, et ce jusqu'à sa retraite un an plus tard. En 1971, Necil Kâzim Akses est élu Membre Fondateur du conseil d'administration et président par intérim du Centre Méditerranéen de Musique Comparée et Danse. Tout au long de sa carrière, il reçoit de nombreuses distinctions: Médaille de Service de Première Classe de la République fédérale d'Allemagne en 1957; Médailles du gouvernement italien, la distinction de Cavaliere Ufficiale en 1963 et Commendatore en 1972; la médaille Bourguiba d'Art et de la Culture de Tunisie en 1973, le titre d'Artiste d'Etat de la République turque en 1971, le Prix Art Atatürk en 1981 et un doctorat honorifique de l'Université d'Istanbul en 1998. Parmi certaines de ses œuvres réalisées à l'étranger, nous pouvons souligner : Ankara Kalesi (citadelle d'Ankara), interprété par l'Orchestre d'État de Berlin sous la baguette de Fritz Zaun, et enregistré par la société Polydor en 1943. Ballade, l'œuvre la plus jouée du compositeur à l'étranger à partir de 1950, est représentée à Londres, Edimbourg, Birmingham, Münster, Paris, Teplice, Cluj, Bruxelles, Vienne, Bucarest, Tunisie, Prague et Moscou. Son Poème est monté par l'orchestre symphonique de la RAI à Rome en 1949, sous la direction du chef Franco Caraccioto, et avec Antonio Saldarelli comme violoncelle solo. Itri'nin Neva Kâr'ı Üzerine Scherzo (Scherzo sur Neva Kar par Itri) est représenté à Sofia, Moscou, Le Caire et Budapest. Sa Première Symphonie est interprétée en 1968 par l'Orchestre symphonique Tonkünstler de Vienne, sous la direction de G. E. Lessing. Elle est à nouveau jouée en 1972 à Bakou, ainsi que le Concerto pour violon, sous la direction de Niyazi Tagizade et avec l'orchestre symphonique d'Azerbeijan. Sa Deuxième Symphonie est jouée au Turkménistan par l'Orkestra Saz sous la direction de Mohammed Nazar Mommadov en 1997. Son Concerto pour violon est interprété par le NDR - Radio Philharmonie Orchester, avec Rengim Gökmen comme chef d'orchestre, et le violoniste Cihat Aşkın, en plus d'autres œuvres symphoniques turques à l'EXPO 2000 (Foire de Hanovre mondiale). Dans les années 1990, ses quatuors à cordes (Nos 1 et 4) sont joués dans des villes européennes telles que Düsseldorf, Prague, Bratislava, Budapest, Pécs et Helsinki. Necil Kâzım Akses est surtout connu comme le compositeur d'une large palette d'oeuvres symphoniques. Ses compositions peuvent être étudiées à travers différents stades évolutifs. De 1929 à la fin des années 1930, il compose des œuvres telles que les Préludes et Fugues pour piano, une Sonate pour piano, une Sonate pour flûte et piano, l'Allegro Feroce et, dès son retour dans sa patrie, l'opéra en un acte intitulée Bayönder (Le chef). Cette période peut être considérée comme une quête, la recherche d'une création d'un style individuel et atonal. Comme ce fut le cas pour d'autres compositeurs de sa génération, on peut reconnaître les influences de la musique turque traditionnelle et folk dans ses premières œuvres. Cependant, Akses n'a pas copié cette musique, mais se l'est appropriée et l'a stylisée. Dans les années 1940, il entre dans une nouvelle période au cours de laquelle un style « Akses » commence à émerger et à se démarquer, en particulier dans ses oeuvres symphoniques. Ce style est lié à des modes mélodiques turcs d'une part, et d'autre part à l'idée de modalité harmonique. De manière générale, des œuvres comme Ankara Kalesi (citadelle d'Ankara), Ballade, la Première Symphonie, Concerto pour violon, Scherzo Sur Nevakâr Itri, les Dix Pièces pour piano peuvent être citées comme compositions de cette période. Progressivement, son orchestration devient plus dense. A partir de l'écriture de Bir Divandan Gazel, en 1976, il entre dans une dernière période de composition. En cette période de maturité atteinte, Akses produit des œuvres pour solistes, chœur et grand orchestre. Son écriture devient encore plus dense, il utilise de nombreuses techniques du 20e siècle, notamment la musique aléatoire. En 1985, il commence à composer sa Sixième Symphonie, intitulée Héros immortels, pour baryton solo, chœur et orchestre. Il dédie cette œuvre aux martyrs de Çanakkale (Dardanelles). Cette symphonie est restée inachevée. Necil Kâzım Akses enseigne au Conservatoire d'État d'Ankara jusqu'à la fin de sa vie. Au moment de mourir, il enseignait également la composition à la Faculté de Musique et des Arts de l'Université de Bilkent. En plus d'être un compositeur, Necil Kâzim Akses, se distingue et est également respecté comme tuteur de nombreux compositeurs des générations plus jeunes.
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Né à Lima, le ténor péruvien Luigi Alva fait ses débuts à l'opéra dans I Pagliacci en 1951 à Lima. En 1953, il quitte son pays pour l'Italie où il se perfectionne avec Emilio Ghirardini, puis avec Ettore Campogalliani. Remarqué lors du Concours Voci Nuove de l'AsLiCo, il est choisi pour faire partie des Cadetti della Scala. En 1955, il inaugure la Piccola Scala et en 1956 il fait ses débuts à la Scala, dans Il Barbiere, avec, entre autres, Maria Callas. Il deviendra grand spécialiste de cet opéra, qu'il a chanté dans six enregistrements différents et deux films. Il est apparu sur les plus grandes scènes du monde : l'Opéra de Vienne, le Covent Garden, le Bolchoï, la Zarzuela ou le Metropolitan Opera, mais aussi dans d'autres opéras partout dans le monde et il a participé aux plus grands festivals : Glyndebourne, Salzbourg, Aix-en-Provence. Luigi Alva a créé l'Association Prolirica, qu'il dirige au Pérou. Il a reçu diverses distinctions honorifiques, dont le prix Viotti d'oro en Italie, et la plus importante distinction honorifique du Pérou pour son apport à la diffusion de la culture. Il enseigne actuellement à l'Académie de Perfectionnement pour Chanteurs lyriques au Théâtre de la Scala à Milan.
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Pierre Amoyal obtient son Premier Prix de violon au Conservatoire de Paris, à l’âge de 12 ans. À 17 ans, il part étudier avec Jascha Heifetz à Los Angeles, avec qui il fait de la musique de chambre et effectue ses premiers enregistrements. Cinq ans plus tard, sa carrière le conduira à travers toute l’Europe mais aussi au Japon, ce qui lui permet de jouer avec les orchestres les plus prestigieux, sous la direction des plus grands chefs (P. Boulez, S. Ozawa, C. Dutoit, G. Herbig, L. Maazel, K. Sanderling, M.W. Chung, etc.). Parmi ses nombreux enregistrements pour Decca figurent les sonates de Fauré, le Concert de Chausson et la sonate de Franck, ainsi que les concertos de Dutilleux, Saint-Saëns et Respighi. Nommé, très jeune, professeur au Conservatoire National de Paris, il a enseigné au Conservatoire de Lausanne, Haute École de Musique, où il a créé la Camerata de Lausanne, en 2002, renommée récemment CameratAmoyal. Formée de 14 jeunes et talentueux musiciens venus du monde entier, la Camerata a enregistré plusieurs CD. Pierre Amoyal est également professeur au Mozarteum de Salzbourg. Il est Chevalier des Arts et des Lettres et Chevalier dans l’Ordre National du Mérite. En 2006, il est honoré du Prix de la Ville de Lausanne. Pierre Amoyal possède l’un des plus célèbres violons du monde, le Stradivarius “Kochansky” de 1717, qui a été miraculeusement retrouvé en 1991 après avoir été volé en 1987.
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Diane Andersen, dont le maître fut Stefan Askenase, bénéficia également des conseils précieux de la pianiste hongroise Annie Fischer. Elle poursuit une brillante carrière de soliste, de chambriste et de pédagogue, et donne des concerts à travers le monde dans des salles mythiques comme le Carnegie Hall, le Rudolfinum, le Concertgebouw, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, La Fenice, et joue notamment sous la direction de chefs prestigieux comme Bruno Maderna, Pierre Boulez, Wolfgang Sawallisch, Georges Prêtre ou Okko Kamu. Elle a reçu différentes distinctions et plusieurs prix : l’International Steinway Artist, le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles Cros, le Trophée Fuga (UCB), la Harriet Cohen International Bach Medal, le Classical Music Award (Midem). Sa vaste discographie comprend plusieurs intégrales (Jongen, Pierné), des œuvres en première mondiale de compositeurs méconnus ou oubliés. Dédicataire et créatrice d’œuvres contemporaines, ses contacts privilégiés avec des musiciens illustres tels que Kodály, Tansman, Nono, Gertler (partenaire et ami de Bartók) seront pour elle des sources inestimables d’enrichissement artistique. Présidente d’EPTA-Belgium Wallonie-Bruxelles et professeur honoraire du Conservatoire Royal de Bruxelles, elle dirige aujourd’hui des master classes en Amérique du Sud et du Nord, au Canada, au Japon, en Chine, en Corée et en Europe. Elle est aussi régulièrement invitée comme membre du jury de grands concours internationaux.
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Julian Anderson (London) studied composition with John Lambert, Alexander Goehr and Tristan Murail. His first acknowledged work, Diptych (1990) for orchestra, won the 1992 Royal Philharmonic Society Prize for Young Composers and was subsequently nominated as the BBC entry in the 1996 International Rostrum of Composers in Paris. His two commissions for the London Sinfonietta, Khorovod (1994) and Alhambra Fantasy (2000), have been widely performed by leading ensembles across Europe and the USA. His other most played works include the orchestral BBC Proms commission The Stations of the Sun (1998) which has been performed by both the Boston Symphony and Cleveland Orchestras, and the chamber work Poetry Nearing Silence (1997) a commission from the Nash Ensemble. From 1996 to 2001 he was Composer in Residence with the chamber orchestra Sinfonia 21. Between 2000-2005 he was Composer in Association with the CBSO, and he completed three orchestral works for them: Imagin’d Corners (2002) a piece for five horns and orchestra, Symphony, which was winner of the British Composer Award (2004), and Eden, written for the opening concert of the Cheltenham Festival 2005. He also wrote Book of Hours (2005), a piece for ensemble and electronics for the BCMG, and Four American Choruses for the CBSO Chorus. More recently, the 2006 BBC Proms featured commissioned work Heaven is Shy of Earth for mezzo-soprano chorus and orchestra starring Angelika Kirschlager and a newly commissioned work by the London Philharmonic Orchestra, Alleluia, was premiered on the prestigious re-opening of the Southbank Centre’s main venue the Royal Festival Hall in June 2007. In October 2002 Anderson was appointed Artistic Director of the Philharmonia Orchestra’s ‘Music of Today’ series. Throughout the 2002/3 season he was ‘Composer in Focus’ with the London Philharmonic Orchestra, a relationship which blossomed again when be became their Composer in Residence for 2010. He was the Cleveland Orchestra’s Daniel Lewis Young Composer Fellow between 2005 and 2007. A ballet based on Darwin’s Origin of the Species, choreographed by Mark Baldwin was premiered in September 2009; The Comedy of Change (2009) is a joint commission from Rambert Dance and the Asko Ensemble. Anderson was Professor of Composition at the Royal College of Music from 1996 and was Head of Composition there from 1999 to 2004. From 2004 to 2007 he was Fanny Mason Professor of Music at Harvard University. He returned to the UK permanently in September 2007 to work as a freelance composer and take up a newly devised post at the Guildhall School of Professor of Composition and Composer in Residence. Two recent recordings with NMC and Ondine were nominated for the Gramophone Awards. 'Alhambra Fantasy', the Ondine disc of orchestral and ensemble works won the Contemporary Classical Award at the 2007 Classic FM Gramophone Awards.
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Née à Boston, la soprano américaine June Anderson est diplômée en littérature française du Collège de l’Université de Yale. Elle commence sa carrière en 1978 en interprétant la Reine de la Nuit à l’Opéra de New York, puis Semiramide de Rossini à Rome. Elle se produit très vite à l’Opéra de Paris (Robert le Diable), au Covent Garden (Semiramide), à La Scala de Milan (La Sonnambula) et au Metropolitan Opera (Rigoletto). Ses interprétations de Lucia di Lammermoor, La Traviata et Norma ont particulièrement été saluées dans les plus importantes maisons d’opéra d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud. Elle a collaboré avec des chefs mondialement réputés, tels que Leonard Bernstein, Lorin Maazel, Riccardo Muti, Seiji Ozawa, James Levine, Zubin Mehta, Daniele Gatti et Kazushi Ono. Ces dernières années, elle a élargi son répertoire en incluant des oeuvres du 20e siècle et contemporaines, comme les opéras de Richard Strauss, Francis Poulenc, Hans Werner Henze et John Adams. Sa large discographie englobe une grande variété de musique, depuis Albinoni et Pergolesi jusque Beethoven, Wagner et Orff, aussi bien que de nombreux opéras de Verdi et Rossini, ou des opéras français moins connus. Elle a reçu un Grammy Award pour son enregistrement de Candide, dirigé par Bernstein lui-même. June Anderson est Commandeur des Arts et des Lettres en France.
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Le chef d’orchestre bruxellois Franz André (1893-1975) a effectué ses études musicales au Conservatoire de Bruxelles. Premier prix de violon en 1912, il se passionne rapidement pour la direction d’orchestre. Lors de la création de Radio-Belgique en 1923, il est nommé second chef d’orchestre de l’Orchestre de la Radio, tandis qu’en 1930, il dirige un des trois orchestres de l’Institut National Belge de Radiodiffusion (I.N.R. - N.I.R.), nouvellement créé. En 1935, il met sur pied le Grand Orchestre Symphonique de l’I.N.R. - N.I.R., dont il fait l’une des formations les plus réputées d’Europe, en dirigeant de nombreuses créations. De 1951 à 1964, Franz André est le chef d’orchestre attitré du Concours Reine Elisabeth.
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Willem Andriessen montre son goût et son don pour la musique dès son jeune âge. Son premier professeur est son père, Nicolaas Andriessen, qui était alors organiste et chef de chœur. Il se rend ensuite au Conservatoire d'Amsterdam, dans les classes de J.B. de Pauw (piano), Bernard Zweers (composition) et Julius Röntgen (ensemble). Il passe l'examen final en 1906 et obtient le «Prix d'excellence» de piano en 1908. Sa réputation de concertiste se répand, tant dans son pays qu'à l'étranger. De 1910 à 1918, il enseigne le piano au Conservatoire Royal de La Haye et jusqu'en 1924, il est le professeur de piano des élèves les plus avancés de l'école de musique de Rotterdam. En 1924, il est nommé professeur au Conservatoire d'Amsterdam, puis directeur - poste qu'il occupera de 1937 à 1953. Willem Andriessen - frère aîné du compositeur Hendrik - a écrit la musique de chambre avec piano, une messe pour chœur et orchestre, un Concerto pour piano et des chansons.
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