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Sa Majesté la Reine Elisabeth
Photo CMIREB/IMKEB©R. KayaertFermer
°1876 - †1965
Biographie
En octobre 1900, Elisabeth, duchesse en Bavière, épouse le Prince Albert Ier, qui devient Roi des Belges, le 23 décembre 1909. Leur mariage fut le premier mariage d’un Roi belge qui se faisait par amour et non pour des raisons diplomatiques. Bien qu’ayant des caractères très différents, Albert et Elisabeth partageaient les mêmes centres d’intérêt et se complétaient à merveille. Ils eurent trois enfants : le Prince héritier Léopold (1901-1983), le Prince Charles (1903-1983) et la Princesse Marie-José (1906-2001).

Le Roi Albert était un voyageur assidu et un adepte d’alpinisme. Cette passion lui fut finalement fatale, puisque le 17 février 1934, il fit une chute mortelle aux rochers de Marche-les-Dames. La veuve du Roi Albert, la Reine Elisabeth, survécut encore 31 ans à son époux. Un an après la mort de son mari, sa belle-fille, la Reine Astrid, décéda dans un accident. Elisabeth sombra dans la dépression. Après quelque temps, elle redevint toutefois la forte personnalité d’antan. Elle fut d’ailleurs d’un grand soutien pour son fils Léopold et ses trois enfants qui, si jeunes, venaient de perdre leur mère.

La Reine Elisabeth est entrée dans l’histoire comme une Reine au tempérament artistique et volontaire, aimant le contact avec toutes les couches de la population. Malgré ses origines allemandes, elle n’avait pas hésité à défendre résolument le camp de ses nouveaux compatriotes belges pendant la Première Guerre mondiale. Sur le front de l’Yser, elle avait soutenu des initiatives au profit des soldats blessés. C’est ainsi que fut créé L’Océan, un hôpital hypermoderne pour l’époque. La Reine rendit de nombreuses visites aux soldats. Après la guerre, elle continua d’ailleurs à s’occuper des invalides de guerre. Jamais un Couple royal n’avait été aussi populaire en Belgique.

Elisabeth fut une Reine intellectuelle et particulièrement passionnée. Dans le cadre de son intérêt pour l’égyptologie et de ses contacts avec l’égyptologue Jean Capart, elle se rendit en Égypte, où elle assista à l’ouverture du tombeau de Toutankhamon. En 1925, elle partit en Inde, après quoi elle s’adonna au yoga. Les scientifiques réputés Albert Einstein et Albert Schweitzer, ainsi que le violoncelliste catalan Pablo Casals faisaient partie du cercle intime de ses amis. Elle ne se laissait pas intimider par le monde politique, ce qui lui valut le surnom de « Reine rouge ». Pendant la Guerre froide, elle visita des pays comme l’Union soviétique et la Chine. Elle se souciait très peu des conventions et du protocole.

La Reine Elisabeth était une artiste de talent. Ses dessins et ses sculptures étaient impressionnants et elle jouait du violon à la perfection. Faire de la musique avec les plus grands de son époque ne lui faisait pas peur.

En 1900, Elisabeth rencontre Eugène Ysaÿe, le violoniste belge virtuose qui a atteint à cette époque le sommet de sa carrière. Ysaÿe est nommé Maître de Chapelle de la Cour en 1912. Ensemble, ils ont le souhait de fonder un concours international de violon. Ce qu'Ysaÿe désirait était un concours pour jeunes virtuoses, au programme extrêmement large incluant la musique contemporaine.

La Reine Elisabeth ne pourra porter un tel concours sur les fonts baptismaux du jour au lendemain. Ysaÿe meurt en 1931, peu après la création de la Fondation Musicale Reine Elisabeth. La crise économique, le décès accidentel du roi Albert puis de sa belle-fille la reine Astrid, remisent ensuite, provisoirement, tout projet artistique d'envergure.

En 1937, le premier Concours Ysaÿe peut cependant avoir lieu. Un jury international d'un niveau exceptionnel accepte avec empressement l'invitation. Les épreuves comprennent des œuvres imposées, mais non inédites ; les candidats affluent. Le prestige du nom d'Ysaÿe - joint au prestige de la Cour de Belgique - rassemble à Bruxelles l'élite du violon.

Avant que la guerre n'éclate, grâce à l'aide d'un mécène éclairé et généreux, le baron Paul de Launoit, la Reine Elisabeth inaugure une institution musicale audacieuse, calquée sur le modèle soviétique, et destinée à améliorer sensiblement les conditions de formation des jeunes artistes belges : c'est la Chapelle Musicale Reine Elisabeth.

Après l’édition de 1938, dédiée au piano, les circonstances voudront que le Concours ne puisse plus avoir lieu jusqu'à nouvel ordre. La vie culturelle belge, bien qu'intense pendant la Seconde Guerre mondiale, entre dans une phase évidemment difficile. Dans l'immédiat après-guerre, la famille royale belge vit des jours pénibles et inattendus : deux des enfants de la Reine Elisabeth - Léopold III et Marie-José - ne garderont pas leur trône ; quant au troisième, Charles, il assurera pendant cinq ans la régence en Belgique, mais, tout prince artiste qu'il soit, ne pourra éviter que cette période soit essentiellement basée sur la reconstruction économique et sociale du pays : c’était la priorité d'entre les priorités.

Au printemps de 1950, la relance du concours Ysaÿe est cependant décidée. Marcel Cuvelier, directeur de la Société Philharmonique de Bruxelles, convainc la Reine Elisabeth de donner Son nom à l'épreuve. La première session prend place au printemps 1951, selon les principes directement hérités du Concours Ysaÿe. Et, désormais, les prestigieux bâtiments de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth accueillent les finalistes pour la mise en loge.
Audio
Histoire du Concours Reine Elisabeth – 1/9
Histoire du Concours Reine Elisabeth – 2/9
Histoire du Concours Reine Elisabeth – 3/9
Histoire du Concours Reine Elisabeth – 4/9
Histoire du Concours Reine Elisabeth – 5/9
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